RENCONTRE AMICALE

ESPAGNE – MIDI-PYRENEES

ARMES ANCIENNES

Auterive – Cintegabelle : 8 et 9 Septembre 2001

 

Depuis quelques années, nos voisins les tireurs français de la Société de Tir du Lauragais, dont le siège social est à Auterive, représenté par notre ami Irénée Lassalle, nourrissait l’espoir d’une rencontre sportive amicale des tireurs de Armes anciennes des deux pays. Durant toute la saison 2001, le représentant français (M. Lassalle), nous a accompagné dans toutes les compétitions du calendrier espagnol, parce que cela lui plaît et aussi parce qu’il voulait que cette rencontre soit une réussite de participation et bien sûr il a réussi, parce que, M. Lassalle est une personne aimable, simple, désintéressée, joyeux, hospitalier et beaucoup d’autres adjectifs, tous positifs envers sa personne. Et c’est pour lui, que les tireurs espagnols ont répondu à cet appel amical de sportifs de nos voisins, avec l’enthousiasme que l’on a eu. La délégation espagnole a été plus importante que les prédictions les plus optimistes qu’ils espéraient.

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Aspect de la galerie de tir pendant une des phases de la compétition.
"Clic" sur les foto, son amplies.

La compétition a réuni 33 tireurs espagnols de fédérations distinctes : Catalana avec 13 tireurs, Valenciena avec 11, Navarra avec 3, Baléares avec 3, Aragonesa avec 2 et Castellano Manchega avec 1 tireur. La grande majorité d’entre eux, ont voyagé avec leurs familles qui a donné à la rencontre un caractère encore plus amical et familial. Les représentants des tireurs français étaient 45, comme me l’a indiqué le Président de la STL (Société de Tir du Lauragais), personne très sympathique et efficace. J’ai été impressionné de le voir costumé et avec des chaussures de sports, et aussi parce que le président travaillait comme tout le monde, à démonter un groupe électrogène ou les drapeaux. Quelques présidents de club devraient prendre exemple de cette façon de faire.

Le champ de tir est situé sur le terrain municipal de Picarrou, qui dépend du Conseil municipal de Cintegabelle, bien que le siège du STL se trouve à Auterive, où se trouve la majeure partie des sociétaires de ce club.

Les installations du champ comptent 25 postes de tir qui comprennent les distances de 25, 50, 100 et 200 mètres, mais qu’on ne peut pas utiliser simultanément pour une seule distance. Pour la distance de 25 mètres il y a 10 postes de tir, 3 parmi eux peuvent être habilités pour la distance de 200 mètres. Les restants, 15, peuvent être destinés aux 100 ou aux 50 mètres.

Annexée à la galerie de tir, il y avait un petit terrain de plateaux, comme le reste des installations, il était simple et fonctionnel, pratique disaient-ils, et c’était vrai. Cette installation était au niveau d’un chemin agricole voisin, et l’unique protection qui protégeait cette aire était une petite clôture de 70 centimètres. Dans la ligne du tir, il y avait des terre-pleins circulaires. La vérité est que chez nous nous aurions eu des difficultés avec les voisins, ici au contraire loin d’avoir des difficultés, on obtient le respect entre les agriculteurs voisins et bien sûr des corporations municipales des deux villages touchés.

Les installations, comme je l’ai déjà dit, sont très simples mais pratiques et fonctionnelles, en plus j’ai trouvé qu’elles étaient très confortables pour le tireur (hauteur des tables, numérotations des postes, espaces, etc.), mais pas pour les accompagnants, car les installations n’ont pas de salon ou de bar où l’on peut se reposer ou se détendre. Pour l’occasion une tente a été installée à l’extérieur qui a fait fonction de cafétéria et où on nous a servi le repas du samedi.

 

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Le Délégué espagnol M. José Luis Pérez Pastor reçoit la médaille de la Ville du Maire d’Auterive. Au centre, le président du club de tir STL.

VENDREDI 7

Jour du voyage : Quelques expéditions ont dû partir le jeudi 6. Dans mon cas, le trajet que j’ai dû faire, 720 km parmi lesquels 400 par des routes départementales ou nationales avec beaucoup de circulation, a duré 9 heures.

Nous sommes arrivés à la ville (à la maison de notre hôte M. Irénée Lassalle) sans problème grâce aux croquis que nous avait fait José Luis Perez Pastor. Bonjours chaleureux, visite du champ de tir et accompagnement des différentes équipes vers leurs hôtels respectifs. La majeure partie des « logements » sont de type « rural » et selon « les dire » confortables et chaleureux. Lors de la soirée, tous les tireurs logés se sont rassemblés, exceptés ceux de la fédération Catalana qui sont arrivés le lendemain matin.

Quelques tireurs se sont réunis chez la famille LASSALLE, pour prendre le café et des liqueurs, et en même temps nous avons discuté jusqu’à minuit et demi. Le thème de la discussion a été la poudre noire.

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Le maire de la ville de Cintegabelle et Irénée Lassalle, véritable moteur de cette compétition et avec une vitalité qui laisse perplexes les plus jeunes. Ils posent contents avec des chapeaux que nous leur avons apporté.

 

SAMEDI 8

A 9 h 30 commencent les séries de compétition dans les différentes disciplines d’armes anciennes, aussi bien d’« avancarga » que des cartouches métalliques avec de la poudre noire qui dans notre pays voisin est appelée de la façon suivante :

FRONTIER : Pour la pratique de cette spécialité on utilise des révolvers de cartouche métallique chargée de poudre noire, originaux ou répliques, la distance de tir est de 25 mètres. Cette modalité sportive se nomme en Espagne PINAL et à la différence de notre pays voisin, est permis l’usage de pistolets monotir.

WINCHESTER : On utilise le rifle à répétition pour levier, cartouche métallique chargée avec de la poudre noire, original ou réplique, la distance de tir est de 50 mètres. Cette spécialité en Espagne se nomme NUNEZ DE CASTRO et on permet l’usage de tous types de rifles d’époque avec la condition que disparaissent les cartouches de poudre noire.

Dans chaque équipe de compétition, on tire dans la spécialité que chaque tireur a choisi au moment de l’inscription, les horaires choisis sont plus ou moins respectés. Pour ce motif les marques n’indiquaient pas trop d’erreurs jusqu’à ce que sortent les classifications définitives du dimanche, pour lequel les commentaires sur ce thème se feront prochainement.

Au milieu de la journée, les arbitres nous ont avisé que l’activité du terrain serait reportée parce qu’on allait prendre le repas qui était servi sous un petit chapiteau installé pour l’occasion. Quelques spécialités du pays, salade, poulet arrosé avec du vin de pays, puis tarte aux pommes et café. Un vrai festin que nous avons pris au milieu du champs, fait et réalisé par les membres du STL. Une fois le repas terminé, les arbitres cherchèrent autour des tables les tireurs des trois équipes restantes pour clôturer cet après-midi. Nous devons rappeler que ce déplacement était plus dans un esprit fraternel que compétitif.

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Claudia Gras, Walkiria.

A 19 heures nous assistons à une réception à la Mairie d’Auterive, pour nous souhaiter la bienvenue autour d’un apéritif. Puis nous sommes allés chez la famille Lassalle qui avait invité tous les tireurs espagnols et quelques amis français à un repas régional. 74 personnes ont mangé ce soir là chez eux.

La majorité des personnes présentes ont été impressionnées par l’hospitalité de la famille Lassalle et de leurs amis Claudine et Michel, non seulement pour le repas qu’ils nous ont offert, mais aussi pour avoir logé plusieurs tireurs. La famille Lassalle a logé 10 personnes et Claudine et Michel 4 autres qui étaient restés sans chambre d’hôtel (à l’hôtel on ne nous a pas donné beaucoup d’explications, tout simplement la réservation avait été donnée à une autre personne). A la suite de cela Juanjo Giner qui était un des impliqués a dit qu’il était content que l’hôtel n’avait pas maintenu la réservation, car dans aucun hôtel il n’aurait eu l’accueil qu’ils ont eu chez Claudine et Michel. Ces personnes nous ont laissé sans voix par les attentions qu’ils nous ont manifestées ; ceci a été le commentaire général.

Mais revenons au repas que je vais vous décrire pour essayer de vous faire saliver un peu : d’abord un apéritif à base de liqueurs, rafraîchissement et quelques fruits secs, suivi du repas (74 personnes). Nous avons eu une salade composée suivie d’un plat régional appelé « cassoulet » qui est fait à base de haricots, de différentes viandes (canards et porc) qui fut le délice de la nuit (je me suis abstenu de le goûter car ces plats cuisinés pour moi le soir, fait l’effet d’une bombe pour mon pauvre estomac…) On m’a raconté le lendemain, que la nuit avait été musicale ! ! !. Puis fromages et gâteaux avec un excellent champagne français, café et liqueurs fortes (armagnac) pour les plus audacieux.

La soirée a été animée et cordiale, quelques tireurs de la Fédération de Navarra m’ont dit qu’ils avaient entendu parlé de la fraternité entre les tireurs d’armes anciennes, mais que jusqu’à maintenant ils n’avaient pas pu le vérifier, mais il faut tenir compte que c’était la première compétition pour laquelle il faisait le déplacement et je suis sur qu’ils seront prêts à recommencer. Vers minuit les gens sont allés se coucher car la compétition démarrait le lendemain à 8 h 30.

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Irénée Lassalle, Manton.

DIMANCHE 9

Durant la matinée de dimanche nous avons commencé à établir les classifications, et nous avons pu voir, que sauf quelques exceptions, les marques resteront quelques peu basses. Une fois terminé le championnat d’Europe, la saison est pour ainsi dire terminée et de ce fait les entraînements ne sont plus assidus comme lors du premier semestre, par conséquent les résultats sont irréguliers.

Malgré tout, nous avons atteint des marques plus que dignes, se détachent les 97 points en Kunchenreuter, rattrapés par J. Balsells, les 96 de Mariette par Fernando Julia, les 93 de Cominazo par J. R. Galan (moi), les 97 de Veterli par J. Munoz et G. Garcia, les 97 de Whitworth par J. Triquell et les 95 de Frontier par J.J. Giner.

A 11 heures, pour clôturer la compétition, nous sommes allés à la municipalité de Cintegabelle où on allait remettre les trophées aux gagnants des différentes disciplines, et des présents aux différents clubs représentés. José Luis Perez Pastor a remis au maire de la ville un fanion de la RFEDTO ainsi qu’une céramique représentative. Durant la remise des prix il s’est produit une anecdote digne d’être mentionnée : « Le maire de la ville, avec toute sa bonne volonté, donna à J.L. Perez Pastor un trophée pour le tireur ayant obtenu le moins de points ou bien qui n’aurait pas obtenu de bonnes marques. J. Perez Pastor répondant que dans ce cas il devait le remettre à un tireur français puisqu’ils occupaient les plus mauvais postes de la classification. Le maire réagit, un peu « surpris » avec un « vous êtes plein d’humour ! ; il y eu beaucoup de rires et je crois que le trophée ne fût remis à personne.

Aussitôt après la remise des trophées, les autorités locales et du STL remercièrent l’ensemble de l’assistance espagnole, disant qu’ils espéraient une réponse comme celle-ci, qu’ils étaient reconnaissants, et qu’ils désiraient que cette rencontre Espagne - Midi Pyrénées continue, alternée dans chaque pays. José Luis souhaitait la même chose, et au nom de tous les tireurs espagnols nous remerciait de l’attention que nous leur avions portée et il ferait tout son possible pour la continuité de cette rencontre, mais cette fois en Espagne.

Après avoir terminé les remerciements, on nous a offert un apéritif dans un salon de la mairie pour ensuite partir vers le club sportif du Tir à l’Arc, où on nous a servi un buffet froid très fraternel organisé par le club Société du Tir du Lauragais.

Le repas s’est terminé aux alentours de 15 h 30, puis vint le moment du départ vers 16 h. Nous avons regagné nos foyers avec un bon souvenir.

Mon ami Manuel Andreu me disait : « le club S.T.L. a mis la barre très haute en organisation et protocole, cela va être peut être un peu difficile pour nous d’être à la hauteur, mais nous espérons tout de même y arriver ».

Il y a eu beaucoup d’anecdotes, nous avons passé un bon séjour, quant aux photos, il suffit de les regarder pour se donner une idée.

 

CLASEMENTS

KUCHENREUTER

 

MARIETTE

 

COMINAZO

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Mes filles et épouse posent pour la photo avec M. Irenée Lassalle dans son « laboratoire ».

COLT

 

VETERLI

 

MIGUELETE

 

TANEGASHIMA

 

HIZADAI

 

WHITWORTH

 

WALKIRIA

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Les dames assistantes a la compétition, comme tireuses ou conjointes, reçurent un présent de la Mairie de la Ville.

MINIE

 

MAXIMILIAN

 

LORENZONI

 

MANTON

 

FRONTIER

 

WINCHESTER


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De gauche à droite, Irénée Lassalle, son épouse Jeanine, Claudine et Michel, quatre personnes qui nous ont démontré leur hospitalité jusqu’aux extrêmes, et je suis conscient des mots que j’utilise.

 

CONCLUSION

Dans ce travail, j’ai raconté les événements que nous avons vécus en compagnie de nombreux amis sur le terrain et autour de la table, lorsque vous le lirez, vous aussi partagerez nos expériences.

Je veux dédier ce travail à mon ami Irénée Lassalle et son épouse, je veux les remercier pour m’avoir considéré comme leur ami, et je n’ajouterai aucun adjectif pour que ce ne soit excessif.

Amitiés et à bientôt.

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